vendredi 6 juillet 2012


Bilan du blog en quelques stats :
+ de 900 pages de vues au 06 juillet, 20h30,
un succès quotidien toute la semaine de l'Université d'Eté,
mais très peu de commentaires de la part des visiteurs, c'est un peu dommage...

Le blog reste ouvert pour maintenir un lien d'échanges entre nous, si vous le souhaitez.
Bonne continuation à tous !
Et merci encore de votre participation au module 11 "Coordination"
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Régis Aubry et Pierre Gorcy

Synthèse de la dernière journée, vendredi 06 juillet

Séquence 8 : Perspectives : la fonction de coordination dans les systèmes de santé de demain ; vers un nouveau métier ?

]Quel regard sur la notion de coordination ? Outil de performance ? Quelles perspectives côté ARS ?
                Intervenant : Pierre GORCY,  Délégué territorial, ARS de Franche Comté

-     La coordination, on en parle depuis longtemps, renforcée par la loi HPST qui prévoit de décloisonner le système de santé
-     La coordination est  multiple
-     La coordination fleurie à tous les niveaux : cf les maisons de santé (ENMR)
-     Art 51, protocoles de délégation, c’est aussi une forme de coordination, elle doit être transversale, lien entre hôpital et ambulatoire…
-     La coordination doit concourir à l’efficacité, à la maîtrise des dépenses de l’AM en plaçant le patient au cœur du dispositif
-     Il faut travailler le lien hôpital et ambulatoire pour préparer l’hospitalisation, la sortie...
-     On peut parler de la coordination HAD, elle fonctionne mais peut être améliorée
-     La coordination passe par un outil qui est en train de se mettre en place : le DMP (dossier médical partagé). Les professionnels de santé doivent enrichir cet outil qui permet la transversalité, de connaître le patient et de maîtriser les couts
-     La coordination, c’est aussi le travail avec les réseaux (ARESPA, …). Ils ont fleuri depuis 15 ans. L’ARS encourage la création de réseaux sous réserve qu’il apporte une plus value à la population
-     Cette coordination est segmentée. On parle de coordination médicale mais il faut l’aborder sous un prisme plus global car il existe aussi la coordination administrative qui a également beaucoup de sens.
-     Elle permettra de libérer du temps soignant et libérera du temps aux soignants, elle concourt à tisser des liens avec le social (problématiques administratives, trouver les acteurs,…)
Donc oui :
o   sur la nécessité que la médecine s’organise différemment et que les acteurs travaillent ensemble et
o   que la coordination a pour objet de fluidifier les parcours de soins, les parcours des patients.
Mais, il faut s’assurer que la qualité des soins soit meilleure et que le système mis en place ne dégrade pas les comptes de la Sécurité Sociale.

Echanges/débats
-     Délégation Territoriale : comment voyez-vous la coordination dans les CLS ?
-     En FC : 5 à 6 CLS à ce jour. La problématique n’a pas été abordée
-     Il existe beaucoup de structures coordonnées mais malgré tout il y a une marge de manœuvre
-     Comment faire du lien entre les structures, sans nuire à celles existantes ?
-     Comment des futurs coordinateurs pourraient s’inscrire dans le paysage ?
o   Il faut évaluer ce qui est déjà fait aujourd’hui
o   Il est nécessaire de créer un certain nombre de plateformes de coordination
o   On n’a pas précisé comment faire 
-     La coordination : mettre en place des plateformes qui coordonnent. Il faut que les professionnels de santé travaillent avec ces plateformes
-     Cela demande d’introduire un changement culturel très important. Il y a des résistances aux changements et plus les changements sont grands et plus la résistance est grande. On voudrait des résultats avant de mettre en place. La notion de temps est très importante.
-     On doit s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue de la qualité : écoute, satisfaction, évaluation. Il faut la piloter comme une norme ISO
-     La coordination des soins est nécessaire pour des prises en charge des pathologies lourdes (trouver à la sortie de l’hôpital les différents professionnels,…) 


] La place de l’usager
      Intervenant : Christian MAGNIN FEYSSOT, représentant des usagers de la santé,

-     « Je préfère parler des citoyens plutôt que des usagers de la santé »
-     Citoyen : droit de regard et droit de participation qui a permis d’éviter les travers
-      La loi Léonetti qui a considéré l’usager de la santé comme personne
-     La santé est complexe et la coordination est encore plus complexe. Elle doit se loger dans les interstices. Le retour à domicile est compliqué, il faut s’assurer qu’il n’y est pas de rupture entre la sortie et le retour au domicile.
-     La coordination doit être emparée par l’ensemble des citoyens, et pas uniquement par les usagers de la santé
-     J’ai l’impression, qu’il y a des représentants d’usagers pour répondre à la loi. Il est là, il est présent mais on n’en tient pas compte. Entre l’esprit de la loi et l’application, décalage. Le terme "usager" apparaît depuis la loi Kouchner. On est entré par une petite porte, pris la place des représentants de l’Assurance Maladie dans les CA des hôpitaux car ils étaient juge et partie. On est encore dans le culte de la place. Je n’accepte pas d’être instrumentalisé
-     A retravailler sur la communication, comment informer le citoyen X sur ce qui existe
-     Est-ce que les usagers sont impliqués dans les commissions ? Oui en Ile-de-France, on ne les oublie pas, ils prennent toute leur place. Ils ont participé à la réflexion des CLS
-     La difficulté s’est d’impliquée le citoyen et  non uniquement les personnes malades.
-    Il faut travailler en amont et éviter de faire des erreurs dans la communication. Des canaux existent mais ils ne sont pas utilisés. L’excès d’information nuit à l’information.

] Attentes par rapport au blog
-         Mettre les supports sur la plateforme google pour ne pas surcharger les boites mail
-         Veille informative et réglementaire : envoyer une synthèse avec quelques pistes,
-          Consulter le site du CODES 18, car possède une veille : http://www.codes 18.org
-          Avoir un trombinoscope, avec les liens et adresse mails (liste avec profession de chacun)

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jeudi 5 juillet 2012

Agnès Guillaume et Françoise Annezo

Synthèse du jeudi 05 juillet

Séquence 6 : comment acquérir les compétences pour la fonction de coordination 
] Présentation du Master de Santé Publique, les fonctions de coordinations :
Intervenants : Agathe CAILLIER, Héloïse MUGNIER, Laurence GEORGES
-          Il a muri, il y a 12 ans
-          Partenariat université et IRTS
-          Dure 2 ans
-          Possibilité en formation initiale et continue
-         Répondre aux besoins et accompagnements aux changements
-          Présentation des 4 semestres

Master 1 :
UE1 : Fondement et organisation du système de santé avec intervenant de l’IRTS
UE2 : Cadre juridique : intervenant juridique
UE3 : Gestion des établissements de santé (recettes et dépenses)
UE4 : Langue anglaise en partenariat avec le CLA et outils informatiques au service de la coordination (facilité NTIS)
UE5 : Management des ressources humaines (approches psychosociales)
UE6 : Projet tutoré
UE8 : Unité optionnelle (montrer la disciplinarité, approche culture générale)
UE9 : Apprentissage et formation (en lien avec le management, comment intégrer un membre dans un groupe)
UE10 : Communication orale et relation publique

Enseignement : 437H
Travail personnel : 893H

Master 2 :
UE11 : L’évaluation des organisations coordonnées en santé
UE12 : Organisation des systèmes de santé (présentations de toutes les structures)
UE13 : Management des ressources humaines
UE14 : Travail en réseau, territoire et coordination
UE15 : Projet professionnel
UE16 : Veille informative et réglementaire (IUT infocom)
UE17 : Stage dans une structure ou organisation en santé

Enseignement : 288H
Stage : 532H
Travail personnel : 510H


Remarques
-          Beaucoup d’échanges interactifs
-          Travail en groupe de façon permanente
-          Partage d’expériences
-          A permis de connaitre le système de santé
-          D’échanger des pratiques

Echanges/débats
-          « Si j’ai un élément à garder de la formation : la dimension humaine »
-          Pour résumer, la fonction de coordination : « Savoir donner, savoir recevoir »
-          « J’ai intégré la formation par rapport à la loi HPST et elle m’a permis de créer du lien dans mes activités »
-          Est-ce qu’il y a eu un apport sur les fonctionnements des réseaux ? oui
-          Les notions d’histoire, de cultures  sont importantes à prendre en compte
-         Formation modulaire pour être adéquation avec l’exercice du métier
-         Le master va cohabiter avec Paris Descartes dans quelque temps
-         Faire venir des intervenants sur Besançon a été compliqué à mettre en place
-          L’enseignement à distance ne nous semble pas adapter pour cette formation


] Interdisciplinarité, cela s’apprend : mise en place expérimentale d’une formation interdisciplinaire pour les étudiants des secteurs sanitaire et social
      Intervenants : Françoise ANNEZO, infirmière AFDET et Agnès GUILLAUME, étudiante en M2

« Travailler ensemble ça ne s’improvise pas, ça s’apprend »
-         Séminaire de formation initiale de 6 jours, mis en place au départ par le réseau diabète 35 puis ensuite repris par l’AFDET pour faire réfléchir des étudiants « sur le travailler ensemble »
-         Il est développé de façon expérimentale mais avec un objectif de le déployer sur l’ensemble du territoire
-         Constat : on manque d’anticipation dans notre système et l’interdisciplinarité est clé.
-         Le 1er séminaire a réuni 100 étudiants sur la question du «  travailler ensemble » et sur les questions de représentations des autres métiers.
-         Nouvelle session pour 2013 avec une mise en place à partir de septembre sur Besançon
-         Les enjeux du séminaire :
o   Questionner les évidences et les représentations
o   Les professionnels travaillent avec des patients communs et ils n’ont pas l’habitude de travailler ensemble, méconnaissance des uns, des autres, mode de travail isolé avec un rythme important
o   Absence de formations partagées
o   Apprendre à se connaître
o   Améliorer la coordination des soins
-         L’objectif de la formation interdisciplinaire, c’est apprendre à se connaitre, c’est connaitre les compétences de chacun, les respecter

Sur Besançon, contexte favorable :
-     DU éthique interdisciplinaire qui existait depuis 10 ans, mis en place par Régis AUBRY
-     Envie d’intégrer plusieurs profils
-     Compliquer au niveau de l’organisation
-     Soutien de nombreux acteurs comme la médecine générale
-     Soutien de l’ARS indispensable pour monter le projet et des différents instituts
-     Sur Besançon : 80 étudiants, 7 filières représentées, réuni les filières sanitaire et social
-     Choisir des étudiants qui sortiraient en même temps du cursus
-     Un formateur par institut qui participe à la conception du séminaire et à l’animation

Remarque :
Cette formation est ouverte aux étudiants avec une réflexion pour l’ouvrir aux professionnels
L’idée est de l’ouvrir à d’autres corps de métier : assistante sociale, psychologue,…


] Contrats locaux de santé en Languedoc Roussillon
      Intervenant : Isabelle LAHARIE

-     Rappel par rapport à la loi HPST, seule les collectivités sont intéressées par ce dispositif
-     10/01/10 : nécessaire coopération entre les CLS et les ARS et les directions de la cohésion sociale
-     Il doit s’inscrire dans le projet régional de santé (PRS)
-     1 instrument qui tente de répondre à des problématiques repérées depuis longtemps
-     Il permet :
o   Articulation
o   Négociation
o   Construction de partenariat
-     Ce n’est pas un dispositif ni un mécanisme financier
-     Démarche de santé globale
-     Démarche pluri partenariale élargie (au départ, les usagers sont oubliés, paradoxe)
-     Les partenaires minimums : collectivité et ARS avec une volonté d’élargir
-     3 niveaux : décisionnaire, technique, animations/coordination
-     C’est une gouvernance partagée
-     Le CLS est une ingénierie, c’est la base de toute discussion

Echanges/débats
-     Est-ce que le CODES y est intégré ? Convention signée entre DT et CODES
-     Qu’est devenu le CLS mis en place depuis novembre ?
-     CLS peut susciter des déceptions au  niveau des communes
-     EX. Ile de France : ARS dispose des BD quantitative mais trouve des difficultés pour faire des mesures qualitativement
-     Bémols apportés quant à la présentation très positive des CLS :
o   Pas un outil de gouvernance capable de modifier les pratiques,
o   Les outils de régulation et en particulier ceux en Médico-social sont ailleurs
o   Déploiement de la politique de santé ne doit pas superposer les outils alors que l’on travaille déjà sur des programmes territoriaux de santé
o   Il peut susciter des convoitises et entrainer des déceptions
o   Comment aller chercher des communes qui ne peuvent pas faire
o   C’est un outil de rencontre sur des choses modestes entre le contenu d’un PRS et d’un CLS
o   Un CLS est signé pour la durée du PRS.
-     Questionnement sur l’évaluation : quel impact ?
-     Questionnement sur une harmonisation ?


Séquence 7 :  Montrer les applications concrètes actuelles et envisager les perspectives
] ARESPA, « n’est surtout pas une plateforme multithématique »
Intervenant Dr ROCH, en poste depuis le mois de février

] Réseau du Bessin Basse Normandie - Bayeux
Intervenant Dr Thierry GAUDRON

Echanges/débats
-          ARESPA
o   Réponses dans les 48h, car tissu important
o   Circuit court car on connait les structures
o   Quand il y aura trop de demandes, il faudra mobiliser d’autres troupes, interpellation des financeurs
o   Pas de sélection
o   A ce jour, les demandes se régulent
o   Le fléchage est important, nouvelle pratique

-          Basse Normandie : toutes les équipes regroupées dans les mêmes locaux, CLIC dans ce bâtiment
] MAIA  (maison pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer) - Présentation d’une expérience  Franc-comtoise
      Intervenant : Carine MENIGOZ
]La coordination au sein des Maisons de Santé Pluridisciplinaires  de  Franche Comté
Intervenant : Agathe CALLIER

] Coordination et handicap
Intervenant : Vincent DEMEY

]Coordination intégrée dans l’utilisation de la télémédecine : exemple AVC
Intervenant : Marie-Hélène GUYAT

] Mise en place d’une démarche coordonnée de prévention de la maltraitance en établissement
Intervenant : Nadia MAINY
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mercredi 4 juillet 2012

Régis Aubry, Donatella Fournier et Serge Burghard

Synthèse mercredi 04 juillet

Séquence 5 : Description de la fonction de coordination
Yasmine  SAMMOUR, adjointe au PF3 de la Direction Générale de l’Offre de Soins - représentant de Hugo GIRALDI de la DGOS
La démarche présentée correspond à des travaux qui ont démarré il y a 1 an et demi.

·      Le contexte : Envie d’insérer les réseaux dans les schémas

·      Pourquoi un guide méthodologique :
-          L’envie de décloisonner
-          Un contexte économique difficile et des modalités de financement modifiés (FIR) : financement en baisse chaque année
-          Des modifications dans le contexte : Arrivée de nouveaux acteurs comme les MAIA sur la coordination ou expérimentations en cours (ENMR,…), l’accord interprofessionnel (UMPS et assurance maladie) centré sur la coordination des soins, les travaux en cours et les recommandations de l’HAS (ALD, protocole…), les travaux de l’ANACT (publications,…), mise en place des ARS qui couvre désormais le médico-social qui permet d’aborder la coordination à l’échelle territoriale (peu abordé dans le guide)
-          Annonce présidentielle : créer des pôles de soins de proximité.


·      Définition de la coordination dans le guide de la DGOS :
La coordination des soins peut se définir comme une action conjointe des professionnels de santé et des structures en vue d’organiser la meilleure prise en charge des patients, en terme d’orientation dans le système, de programmation des étapes diagnostiques et thérapeutiques et d’organisation du suivi. Elle s’intègre dans la coordination du parcours de santé et a pour objectif de faire bénéficier au patient de la bonne réponse au bon moment.

La coordination est un facteur de performance de l’offre de soins.
La DGOS fait le postulat que la coordination est performante mais exprime sa volonté d’en faire une évaluation.
Il est question de faire des gains au sein des structures mais aussi au niveau des interfaces et des passerelles.

·      Les réseaux de santé
-          700 réseaux financés
-          164 millions d’euros
-          50% des réseaux (gérontologie, soins palliatifs, cancérologie et diabétologie)
-          2 méthodes d’évaluation : ISQ et méthode d’évaluation médico-économique des réseaux
(à la fois de critères par type de prise en charge et des critères économique de consommation de soins)
-          Hétérogénéité des réseaux : de part leurs missions, de part leurs prises en charge
-          Les critères d’évaluation des réseaux pilotes (3 régions) :
o   Objectifs fixés par la convention de financement
o   Existence de protocoles
o   Intégration du médecin traitant dans le PPS
o   Mise en place de l’utilisation du PPS
o   Procédure de réévaluation du PPS
o   Intégration du médecin traitant dans le PPS
o   Réévaluation annuelles
o   Evénements indésirables
o   Système d’Information conforme
o   Mutualisation de ressources avec d’autres structures
-          Recentrer les réseaux sur une fonction d’appui aux médecins généralistes : notion de réseaux polyvalents
-          Préconisations
o   L’idée est d’avoir une organisation territoriale lisible (savoir qui appeler). C’est la plus value du système. Mettre en place un service d’appui à la coordination avec une assise territoriale.
o   Pas de modèle unique. C’est aux ARS d’organiser et de définir ce qui correspond le mieux au territoire

·      Questionnement/débats/remarques :
-          Echanges sur les évolutions des réseaux :
o   Que deviennent les équipes spécialisées ?
o   Attention à la mise en place des ces nouvelles organisations qui doivent être respectueuses de l’existant
o   Des réseaux vont être abandonnés car plus de financements
o   Avoir une réflexion par mission sur des territoires plutôt que par structure
o   L’enjeu est qu’en tout point d’un territoire, il y ait une réponse.
o   Cette notion de la temporalité est très importante, car les réseaux disparaissent
-          Est-ce que l’on est dans une démarche stratégique ou dans une vision politique ? Impression que l’on dit la même chose depuis 15 ans et que l’on n’avance pas. Notre système ne répond plus aux nouveaux besoins et il faut l’adapter.
-          Les actions n’ont pas une visée pérenne dans le FIR. Le FIR est à manier stratégiquement. Piège à éviter : les ARS qui sont enserrés budgétairement et ne sont pas mécontentes que certains éléments repartent à l’assurance maladie. Attention transfert de budget, égal transfert de pouvoir ?
-          Une mission de coordination doit montrer qu’elle génère des économies mais comment quantifier les économies. Une 1ère  étude médico-économique a été faite récemment :
o   1er poste : prévention des escarres (250 millions d’euros)
o  2ème poste : les complications chez les PA (troubles qui modifient les bilans (270 millions d’euros),
o   3ème poste : inapropriation des actes (350 millions d’euros).
Il y a des économies qui peuvent être générées sur ces postes. Il faut donc agir dès le départ. Il faut faire le pari de mettre des postes de coordination sur ces axes-là.
Le contrat que l’on pourrait envisager : embaucher une personne, avec pour objectif au bout d’un an ou deux, de faire baisser une hospitalisation par an dans chaque EHPAD avec une qualité égale.
Les postes de coordinateur doivent être financés sur ce qu’ils rapportent. J’investis sur 1 coordinateur qui doit me rapporter 10 fois son salaire et il sera payé dessus.
-          On parle de la coordination du soin mais pas de la coordination de prévention. On ne doit pas travailler uniquement sur des personnes qui sont malades. On doit travailler sur l’ensemble de la population. Comment évaluer des actions de prévention ?
Exemple : au niveau de la promotion de la santé : cantine scolaire fait de la transversalité et de la coordination (élus, agriculteur, …) et inquiétude par rapport au nombre de rapports qui sortent mais rien n’est mis en place car cela dérange politiquement.
-          Il faut donc définir la coordination. Le rôle du coordinateur est avant tout un observateur territorial, qui doit faire remonter des besoins du terrain.
-          Le secteur le plus important est le sanitaire par conséquent, il faut déjà faire des économies dans ce domaine pour ensuite faire un basculement des gains récupérés sur les autres domaines (prévention,…). On fait des économies non pas pour gagner de l’argent mais pour le réaffecter.
-          Palette de la coordination très différente.

Vigilances  à avoir :
-          « Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain »,
-          On n’est pas calé sur la notion de coordination, attention à la sémantique et à l’effet de mode
-          L’inter-sectorialité est importante, les réseaux doivent s’interconnecter mais pas facile car on n’évolue pas sur les façons de faire…
-          La fonction de coordination n’est pas simple, est-ce qu’elle a une fonction d’expertise : non, a-t-elle une expertise en soi : oui
-          Il faut donc s’accorder sur un minimum 

·      Présentation du Master
-          Questionnement sur qu’est-ce que c'est que coordonner ? qui a débouché sur un référentiel cible pour aboutir à la création du Master avec une visée professionnalisante.
-          L’enseignement s’appuie sur les compétences des étudiants, issus d’horizons différents et d’expériences variées.
-          Les étudiants de cette année on travaillé  sur l’actualisation du référentiel de compétences qui datait de 12 ans.
-          Le travail n’est pas figé.
-          Trouver un socle commun où chacun pourra puiser dedans
-          Recherche bibliographique
-         La coordination est une notion qui n’est pas palpable, par conséquent on a commencé par donner une définition de celle-ci avec l’idée du service rendu
-          On a dépassé la notion de réseau.
-         3 grands domaines en sont ressortis  et pour chacun d’eux, déclinaison des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être :
o   APF : Animer et piloter un collectif d’acteur
o   OIC : Maitriser les outils et processus d’information et de communication au sein de réseaux d’acteurs et/ou du territoire
o   MIPE : Mettre en œuvre des méthodologies d’intervention, de projet et d’évaluation

Echanges/débat
-          Ajouter la notion de négociation
-          Diplomate : peut signifier se faire manipuler.
-          Expérimentation du référentiel : il a servi.
-          Faire apparaitre la notion de temporalité, dans la fonction de coordination : on apprend sur le terrain [...], des éléments vont s’acquérir avec l’expérience…
-          Quels sont les besoins d’un employeur :
o   pas d’un coordonateur académique mais qui sache dégager de la marge
o   d’un coordonateur opérationnel
o   d’un coordonateur conseiller sur les évolutions des organisations
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